# Cloud public : maîtriser la fin du tout-inclus

> Au 1er octobre 2026, le stockage local et l'adresse IPv4 publique ne seront plus inclus dans le prix des instances Public Cloud d'OVHcloud. Pour une TPE ou une PME, c'est une contrainte budgétaire, mais aussi l'occasion de remettre de l'ordre dans son infrastructure et de ne payer que ce qui sert vraiment.

Article de comm.it publié le 5 novembre 2026.


![Illustration à plat d'une facture cloud qui se déplie en plusieurs lignes distinctes (serveur, disque de stockage, adresse IP), avec un technicien qui retire une ligne inutile et réorganise des serveu](https://commit.insit.net/media/comm.it_cloud-public-maitriser-la-fin-du-tout-inclus-cc1e0f.png)

## Une annonce qui change la lecture de la facture cloud

Dans un billet intitulé **« Public Cloud : la fin du tout-inclus »**, publié sur son blog (auteur non précisé), **OVHcloud** annonce une évolution de son modèle tarifaire. Jusqu'ici, ses instances Public Cloud intégraient dans un prix unique le **stockage local** et une **adresse IPv4 publique**. À partir du 1er octobre 2026, ces deux ressources deviennent des lignes de facturation distinctes. Le prix du **compute**, c'est-à-dire de la machine virtuelle elle-même, reste inchangé.

L'hébergeur l'assume clairement : à configuration identique, la facture augmente. Il chiffre cette hausse entre 1,4 % et 21,9 % selon le gabarit, à capacité de stockage inchangée. L'écart s'explique par la nature des nouveaux coûts : le stockage local plafonne à 400 Go et l'adresse IP coûte un montant fixe. La hausse en euros est donc proche pour toutes les instances, mais elle pèse beaucoup plus lourd sur les petits gabarits, précisément ceux qu'utilisent souvent les TPE et PME.

Plutôt que de résumer cette annonce, nous voulons ici expliquer ce qu'elle implique concrètement pour une entreprise, et comment l'expertise de comm.it en **réseau**, en **automatisation** et en **logiciels métier** permet de transformer ce changement en levier d'optimisation.

## Pourquoi ce changement est un sujet d'architecture, pas seulement de prix

Selon **OVHcloud**, deux raisons motivent cette évolution. D'abord, la **comparabilité** : les grands acteurs du marché facturent déjà séparément le stockage et les adresses IP, et un prix tout-inclus paraissait mécaniquement plus élevé lors d'une comparaison rapide. Ensuite, la **hausse du coût des composants** : l'essor de l'intelligence artificielle a fait exploser la demande en processeurs graphiques et en mémoire haute performance, au détriment de la mémoire DDR5 standard. L'hébergeur indique que la mémoire lui coûte aujourd'hui six fois plus cher qu'il y a un an, et que le stockage suit la même trajectoire.

Pour une entreprise cliente, le message important est ailleurs : la facture devient **granulaire**. Chaque ressource a désormais un coût visible. Une adresse IP inutilisée, un disque surdimensionné, une instance oubliée après un test : tout cela apparaît noir sur blanc. Autrement dit, la qualité de votre **architecture** et de votre **gouvernance cloud** a désormais un impact direct et mesurable sur votre budget.

C'est exactement le terrain sur lequel un prestataire comme comm.it apporte de la valeur : non pas en négociant un prix, mais en concevant une infrastructure qui ne consomme que ce dont l'activité a besoin.

## Ce qui est facturé à part, en clair

Avant d'agir, il faut comprendre précisément ce qui change. Voici les principaux éléments communiqués par l'hébergeur :

- **Stockage local** : sur les instances de génération 3 (gammes B3, C3 et R3), il est facturé environ 0,11 € HT par Go et par mois, soit 109 € par To et par mois. Sur les gammes précédentes (B2, C2, R2 et antérieures), il reste inclus.
- **Une nouvelle classe de stockage** : ce disque NVMe local devient la classe **Stockage Local Low Latency**, particulièrement adaptée aux **bases de données**. Sa capacité reste pour l'instant fixée par le gabarit (50, 100, 200 ou 400 Go).
- **Adresse IPv4 publique** : elle devient optionnelle et coûte environ 1,97 € HT par mois, facturée à la seconde, y compris lorsqu'elle n'est attachée à aucune instance.
- **Savings Plans** : seules les durées d'engagement de 12 mois (remise de 15 %) et 36 mois (remise de 30 %) subsistent. La remise porte uniquement sur le compute ; stockage local et IPv4 sont facturés hors remise.
- **Ce qui ne change pas** : le prix horaire des instances, la protection anti-DDoS incluse, le trafic sortant inclus.

Le calendrier est serré : mise à jour des tarifs fin août 2026, nouvelle grille Savings Plans au 1er septembre 2026, facturation séparée au 1er octobre 2026. Il reste donc peu de temps pour préparer son infrastructure.

## Étape 1 : réaliser un inventaire précis de vos ressources

La première source d'économies est presque toujours la même : ce qui tourne sans servir. Dans beaucoup de petites structures, l'infrastructure cloud s'est construite par couches successives, au fil des projets, souvent sans documentation centralisée.

Chez comm.it, un audit d'infrastructure commence par un **inventaire exhaustif** :

- Quelles instances sont réellement en production, lesquelles relèvent d'anciens tests ou de projets abandonnés ?
- Quelles **adresses IPv4 publiques** sont réservées, et lesquelles sont effectivement exposées à Internet pour une bonne raison ?
- Quels volumes de stockage sont attachés, et quel est leur **taux d'occupation réel** ?
- Quelles instances sont surdimensionnées par rapport à leur charge ?

Comme le souligne lui-même **OVHcloud**, ce nouveau modèle rend chaque poste « visible et actionnable » : une adresse IP inutile peut être libérée, un volume surdimensionné peut être réduit. Encore faut-il savoir lesquels. L'inventaire est la condition préalable à toute décision éclairée.

## Étape 2 : repenser le réseau autour d'une architecture privée

C'est sans doute le levier le plus structurant, et celui qui relève directement de notre cœur de métier : le **networking**.

Dans une architecture classique, chaque instance dispose de sa propre adresse IPv4 publique. Avec la nouvelle facturation, chaque adresse représente un coût récurrent. Mais au-delà du coût, c'est aussi une question de **sécurité** : chaque machine exposée directement sur Internet constitue une **surface d'attaque** supplémentaire.

L'hébergeur recommande lui-même une **architecture 100 % réseau privé** : les instances communiquent entre elles sur un réseau isolé, et leur trafic sortant est mutualisé derrière une seule adresse IPv4, celle d'une **Gateway**. Les avantages sont doubles :

- **Moins d'adresses publiques facturées** : une seule pour l'ensemble des instances au lieu d'une par machine.
- **Une meilleure posture de sécurité** : seuls les services qui doivent réellement être accessibles depuis l'extérieur (un site web, un portail client) sont exposés, idéalement derrière un point d'entrée unique et contrôlé.

Concevoir ce type d'architecture demande cependant de la méthode : segmentation en **sous-réseaux**, règles de filtrage, accès d'administration via un **VPN** plutôt que par des ports ouverts, gestion des flux entrants vers les applications publiques. C'est précisément le travail qu'effectue comm.it pour ses clients, en s'appuyant sur son expérience des réseaux d'entreprise, du Wi-Fi professionnel jusqu'aux interconnexions entre sites et cloud.

Un point mérite d'être souligné : cette refonte n'a de sens que si elle est pensée globalement. Votre réseau de bureau, vos accès distants et votre infrastructure cloud forment un tout. Les traiter ensemble permet de simplifier l'administration et de réduire les failles.

## Étape 3 : choisir le bon stockage pour chaque usage

La transformation du stockage local en classe de **Block Storage** à part entière ouvre un vrai choix technique. Selon l'hébergeur, trois options coexistent :

- **Le NVMe local** (Stockage Local Low Latency) : la latence la plus basse, idéale pour les **bases de données** exigeantes, mais liée au serveur physique qui héberge l'instance.
- **Le stockage distribué** : pensé pour la **haute disponibilité**, il protège mieux les données en cas de défaillance matérielle.
- **La combinaison des deux** sur une même instance.

Pour une PME, ce choix est loin d'être anodin. Prenons le cas d'un **CRM** ou d'un **ERP** hébergé dans le cloud. La base de données bénéficie d'une faible latence, ce qui plaide pour le NVMe local. Mais les données métier (clients, commandes, factures) sont critiques : leur perte serait catastrophique. Une architecture réfléchie peut donc placer la base active sur stockage rapide, tout en assurant des **sauvegardes** et des **réplications** régulières vers un stockage distribué ou un stockage objet.

L'hébergeur évoque aussi des **instances flex** n'embarquant que 50 Go de disque local, complétées par du Block Storage distant : une piste intéressante pour les serveurs applicatifs qui n'ont pas besoin d'un gros disque local. Il précise enfin travailler à une évolution permettant de dimensionner le stockage local indépendamment de l'instance, sans date annoncée pour l'instant.

En tant qu'éditeur de **logiciels cœur de métier**, comm.it connaît intimement les besoins en stockage de ces applications : volumétrie, fréquence d'écriture, exigences de disponibilité. Cette connaissance permet de dimensionner au plus juste, sans sacrifier ni les performances ni la sécurité des données.

## Étape 4 : arbitrer intelligemment les engagements

Les **Savings Plans** évoluent eux aussi. Les analyses d'**OVHcloud** expliquent que les remises d'engagement reposent sur la capacité à amortir un investissement matériel connu à l'avance, ce qui devient difficile dans un marché des composants très instable. D'où des taux plus modestes : 15 % sur 12 mois, 30 % sur 36 mois.

Trois points doivent retenir votre attention :

- **La remise ne porte que sur le compute.** Le stockage local et l'IPv4 restent facturés à leur prix réel, même pendant l'engagement.
- **Les engagements en cours ne protègent pas tout.** Si vous avez souscrit avant la nouvelle grille, le prix des instances et le taux de remise sont garantis, mais le stockage local et l'adresse IP seront facturés au tarif en vigueur dès le 1er octobre 2026.
- **Sur la nouvelle grille, c'est le pourcentage qui est garanti**, appliqué au prix catalogue du moment. Si ce prix évolue, votre facture suit.

Avant de s'engager sur un ou trois ans, il faut donc avoir stabilisé son architecture. S'engager sur des instances surdimensionnées, c'est figer un gaspillage pour toute la durée du contrat. Notre recommandation est simple : **optimiser d'abord, s'engager ensuite**. comm.it accompagne ses clients dans cet arbitrage, en distinguant les charges stables (serveurs de production, ERP) qui justifient un engagement, des charges variables qui gagnent à rester à la demande.

## Étape 5 : automatiser le suivi pour ne plus subir

Un audit ponctuel ne suffit pas. Une infrastructure évolue en permanence : nouveaux projets, environnements de test, montées en charge saisonnières. Sans suivi, les dérives réapparaissent en quelques mois.

C'est là qu'intervient notre expertise en **automatisation des processus**. Plusieurs mécanismes peuvent être mis en place :

- **Des rapports réguliers** listant les ressources actives, leur coût et leur évolution.
- **Des alertes automatiques** lorsqu'une adresse IP reste réservée sans être attachée, ou qu'un volume est très peu utilisé.
- **L'extinction programmée** des environnements de développement ou de test en dehors des heures ouvrées.
- **Le déploiement d'infrastructure par code** (**Infrastructure as Code**), qui garantit que chaque ressource créée est documentée, justifiée et facile à supprimer.

L'**intelligence artificielle** peut aussi jouer un rôle utile, par exemple pour repérer des anomalies de consommation ou produire des synthèses lisibles à destination de la direction, sans que celle-ci ait à décortiquer une facture technique. L'objectif n'est pas de multiplier les outils, mais de donner au dirigeant une vision claire et continue de ce qu'il paie et pourquoi.

## L'impact sur vos logiciels métier

Les entreprises qui font tourner leurs **CRM**, **ERP** ou applications sur mesure dans le cloud sont directement concernées. Ces logiciels reposent souvent sur plusieurs composants : serveur applicatif, base de données, stockage de documents, accès externes pour les commerciaux ou les clients.

Une architecture historique a souvent attribué une adresse publique et un disque local généreux à chacun de ces composants. Avec le nouveau modèle, une refonte peut s'avérer pertinente :

- regrouper les accès externes derrière un point d'entrée unique ;
- placer la base de données sur un stockage adapté à sa charge réelle ;
- déplacer les documents et pièces jointes vers un stockage dédié, dont les tarifs, selon l'hébergeur, ne changent pas ;
- isoler les composants internes sur un réseau privé.

Parce que comm.it conçoit et maintient des logiciels cœur de métier, nous pouvons intervenir à la fois sur l'application et sur l'infrastructure qui l'héberge. Cette double compétence évite les situations où le développeur et l'administrateur réseau se renvoient la responsabilité d'un problème de performance ou de coût.

## Un plan d'action avant le 1er octobre 2026

Pour aborder sereinement cette échéance, voici la démarche que nous recommandons :

1. **Dès maintenant** : dresser l'inventaire complet des instances, adresses IP et volumes, et identifier les ressources inutilisées.
2. **Avant fin août 2026** : évaluer l'impact du nouveau modèle sur votre facture, gabarit par gabarit, à partir des tarifs publiés par l'hébergeur.
3. **En septembre 2026** : engager les chantiers d'optimisation prioritaires (libération des IP inutiles, passage au réseau privé avec Gateway, redimensionnement du stockage).
4. **Après stabilisation** : décider des engagements Savings Plans sur les seules charges stables.
5. **En continu** : automatiser le suivi pour que l'optimisation devienne une habitude plutôt qu'un chantier ponctuel.

## Transformer une contrainte en opportunité

La fin du tout-inclus peut sembler n'être qu'une hausse de prix déguisée. Elle est pourtant aussi, comme l'explique son auteur, une manière de rendre chaque poste de coût visible et actionnable. Pour les entreprises qui subissent leur infrastructure, la facture augmentera. Pour celles qui la pilotent, l'augmentation peut devenir très faible, voire être compensée par les gains d'une architecture plus propre, plus sûre et mieux documentée.

C'est tout le sens de l'accompagnement proposé par comm.it : relier les choix techniques (réseau, stockage, automatisation, logiciels métier) aux enjeux économiques de l'entreprise, pour que chaque euro dépensé dans le cloud serve réellement l'activité.

> Prêt à transformer ces enjeux en avantage concurrentiel ? Contactez comm.it pour en discuter.

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*Source : [Public Cloud : la fin du tout-inclus](https://blog.ovhcloud.com/fr/posts/public-cloud-pricing-model-update-2026/)*

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